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Présentation du contenu
L'inventaire de la série V rédigé par Maurice Pigallet et publié en 1910 ne comprenait que six articles concernant les congrégations religieuses : un pour les congrégations masculines (37V) et cinq pour les congrégations féminines (38V). Quatre autres articles furent rajoutés après les années 1930. L'analyse de l'ensemble était très sommaire et ne rendait pas compte du contenu réel des liasses.
Le classement a donc été totalement repris. La répartition en deux sous-séries distinctes des congrégations masculines et féminines a été abandonnée car non réglementaire et ne prenant pas en compte les documents généraux. Les archives donc été toutes réunies en une seule « sous-série » (37V) et divisées en trois parties :
Notes
Cet inventaire est moissonné selon le protocole OAI-PMH par les Archives de France pour le portail francearchives.fr
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Biographie ou Histoire
Durant l’époque révolutionnaire, un moine de l’abbaye cistercienne de la Trappe, située à Soligny-la-Trappe, dans l’Orne, organisa l’émigration des frères de son abbaye vers la Suisse. Ils y furent rejoints par des moines et des moniales d’autres communautés. Le nom de Trappistes leur fut attribué. En 1817, à Cirey en Haute-Saône, des moines cisterciens rachètent l’abbaye Notre-Dame de Bellevaux. Elle est rattachée à La Trappe en 1830 mais détruite peu après lors de la Révolution de 1830. Les moines partent alors à Géronde en Suisse, dans le Valais. En 1834, une forte crue du Rhône les oblige à s’exiler à nouveau. Ils s’installent dans le Doubs, à Malans, dans la ferme du Roucheret. La vie y est rude et, en 1849, le diocèse leur propose de s’installer à l’abbaye de la Grâce-Dieu, située à Chaux-lès-Passavant. Contemplatifs, ils suivent une règle exigeante fondée sur la prière, le silence et le travail manuel. Ils reconstruisent en 1858 le moulin de la Cascade, sur l’Audeux. Un équipement moderne assure la renommée de l’établissement, qui traite 80 quintaux de blé par jour. A la suite du décret d’expulsion des frères en 1880, beaucoup partirent, certains s’y réinstallèrent ensuite plus ou moins clandestinement. Ils se maintinrent tant bien que mal jusqu’en 1909, date à laquelle ils rejoignirent Tamié en Savoie.
Présentation du contenu
Installation des Trappistes de Bellevaux au Roucheret, à Malans (1834-1835). Trappistes de la Grâce-Dieu, à Chaux-lès-Passavant, défaut d’existence légale : correspondance (1860) ; legs de Marie Joséphine Hennequin, de Metz (1857-1859) ; legs de Louise Eveline Leboucher d’Ailly de Richemond, veuve Constant, non autorisé faute d’existence légale de la congrégation (1883). Dissolution de la congrégation : état nominatif des religieux, arrêté préfectoral de dissolution, correspondance, procès-verbaux de notification par la gendarmerie avec rapport sur des outrages et insultes (1880) ; enquête sur le rédacteur du journal L’Union franc-comtoise, pour outrages envers le préfet (1880). Concurrence faite aux commerces par les religieux de la Grâce-Dieu, plainte (1881-1882). Expulsion des trappistes revenus, et scellés de la chapelle (1881-1883). Enquête sur des trappistes de la Grâce-Dieu qui demandent l’autorisation de s’installer en Croatie (1883). Enquête sur l’abbaye : rapport (1899). Demandes d’autorisation légale des trappistes de la Grâce-Dieu (1901-1922), avec état des subventions industrielles acquittées de 1890 à 1900, et pétitions en leur faveur par les habitants de Magny-Châtelard (1902) et en leur défaveur par des habitants de Chaux-lès-Passavant (1908).
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